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Star Citizen en justice!

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Source; PC GAMER

 

Nouvel épisode tumultueux pour Star Citizen, qui reste cette fois en travers de la gorge de Crytek, partenaire du développeur Cloud Imperium Games. L'entreprise allemande poursuit le studio en justice, en raison d'une rupture de contrat.

Il faut en effet savoir que l'ambitieux titre d'exploration spatiale reposait à l'origine sur le moteur de Crytek, le CryEngine. Les deux entreprises ont collaboré dès 2012, le projet Kickstarter illustrant son concept via cette technologie. Elles ont formalisé leur partenariat avec un contrat, permettant aux développeurs un usage avantageux du moteur contre le fait d'en faire une utilisation exclusive ainsi que la promotion. Toutefois comme le rappelle Crytek, le studio a récemment transite vers le moteur Amazon Lumberyard , basé sur l'architecture du CryEngine, ce qui constitue à son sens une rupture de contrat. La firme note également qu'avant cela, Cloud Imperium minimisait la présence du moteur en l'appelant plutôt "Star Engine". Elle ajoute que les développeurs s'étaient aussi engagés à contribuer à l'amélioration du logiciel, une promesse non tenue selon elle.

Star Citizen constitue une partie de la plainte puisque sa campagne solo, Squadron 42, est également en cause. Le contrat entre les deux parties prévoyait en effet une utilisation du moteur CryEngine au sein de Star Citizen, et Squadron 42 n'aurait jamais été évoqué. Squadron 42 étant considéré comme un achat à part, il s'agit pour Crytek d'un projet séparé et d'une violation de copyright.

L'entreprise compte ainsi se faire dédommager et s'est rapprochée de la cour de district de Californie. Dans une déclaration, Cloud Imperium s'est dit au courant de cette nouvelle et a indiqué qu'il se "défendra vigoureusement" contre une plainte "sans fondement".

 

 

 

* Remarque et donc le financement participatif ne va plus servir à payer le développement mais plutôt à payer des Avocats ! *

 

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Je trouve quand même étonnant qu'avec leurs avocats, CIG n'a pas réalisé la rupture de certaines clauses de son contrat de licence, d'autant plus qu'en regardant la plainte déposée, Crytek a quand même notifié CIG à plusieurs reprises que la transition vers lumberyard constituait une rupture de clause. Idem pour l'absence de transfert de connaissance sur l'optimisation et débuggage.

Après, avec une rupture de contrat, on ne parle pas de dédommagements à millions, mais de compensation financière relative au manque à gagner et il y a quand même fort à parier que les entreprises finissent par s'entendre sur un montant entre eux. Pour tout ce qui est d'aide au débuggage et optimisation du moteur, j'imagine que CIG va arguer du fait que les profondes modifications apportées sur le moteur d'origine rendaient toute optimisation du moteur de base impossible, les deux version étant finalement bien trop éloignées... Sauf si Crytek considère que le passage du moteur au 64 bits par exemple fait partie d'une optimisation (perso, j'aurai plutôt tendance à voir ça comme une fonctionnalité par exemple).
Sur la question du copyright en revanche c'est autre chose, et la question devient un peu plus épineuse. Il y a certaines parties de la plainte qui sont sans objet, comme la divulgation de certaines parties du code source Cryengine à des développeurs tiers comme faceware. A cette époque, c'est le lumberyard qui était utilisé, et non la version de cryengine qui a été acheté sous licence.

Bref, cette histoire risque d'être longue, compliquée, et on risque de ne pas en voir le bout avant un ou deux ans minimum !

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à l'origine il a toujours été question de faire un MMO massivement multi joueurs, et de ce côté Crytek pourra difficilement nier qu'ils étaient au courant... voilà juste un petit argument pour aider CIG à s'en sortir... oui parce que nous on est brave chez les Swiss Starships.

Peut-être qu'il y a contrat c'est sur, mais encore faut-il que celui-ci soit réalisable et en l'occurrence en ce qui concerne les connexions réseau et l'aspect multi joueurs ils n'ont jamais réussi.

Juste pour dire qu'il y a assez d'arguments de part et d'autre pour foutre le bordel pendant plusieurs années et c'est pas sûr du tout qu'il y ait des dédommagements, mais peut-être des frais d'avocat...

Et toutes les sociétés sont confrontées à un moment ou à un autre à des problèmes de copyright, regardez Facebook avec Oculus ils y ont laissé quelques plumes...

Comme le dit très bien @Rikikamme  ils ne sont pas tout à fait clean en termes de trésorerie et ils ont quelques difficultés en ce moment, une procédure en Californie coûte pas mal de dollars.

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Au delà de ça, il y a surtout la perspective que le projet s'en trouve fortement plombé parce que pour faire correctement le jeu  que CR a en tête 172 millions ne sont pas encore assez sinon d'autres financiers l'auraient déjà fait.

Crytek étant au bord de la faillite est prêt à faire n'importe quoi pour ramener de l'argent dans ses caisses même couler un projet avant maturité car c'est ce qui nous pend au nez si Crytek gagne ou si ce procès s'enlise et traîne en longueur.

De plus on peut imaginer qu'un tribunal suspende la sortie ou la poursuite du développement de SQ42 le temps de statuer sur le bien fondé de la plainte. Vu l'état de la 3.0 ça ne va pas aider à rameuter beaucoup de nouveaux citoyens et l'image de CIG et surtout de SC en prend encore un coup auprès des gamers qui suivent de loin l'avancement.

D'ailleur sur Jeuxvidéos.com, ils commencent déjà à enterrer StarCitizen et la presse anglophone commence aussi  clairement à écrire des articles dans lesquels ils exposent leurs doutes quand  la faisabilité du jeu alors qu'il y a seulement 1 an d'ici ils soutenaient  pleinement le projet.

Du coûp l'opinion général commence  à suivre le même chemin ce qui pourrait faire perdre  des soutiens financiers dans un avenir proche.

Je trouve Crytek très mauvais joueur car ça ne les a pas dérangé lorsque Chris Roberts  payait pendant des mois les salaires de l'équipe Crytek attachée au développement de StarCitizen qui du coup avaient la primeur des améliorations du moteur puisqu'ils bossaient dans les studios de Foundry42 DE.

Je pense que l'agonie lente de Crytek leur fait perdre la tête et la mémoire aussi apparemment.

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@Gottal je sais pas ce que t'en penses, mais cette vidéo n'est pas très intéressante, elle ne dit rien de plus que ce qu'on sait déjà, c'est juste faire une vidéo pour faire une vidéo. avec un titre accrocheur pour faire des vue "Star Citizen - la fin du rêve ?"

du coup j'ai été voir sur YouTube qui l'avait fait et par contre alors dans les commentaires de celle-ci, il y a une vidéo malheureusement qu'en anglais d'un type qui décompose complètement la plainte :

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Salut à tous !

Dernier développement dans la bataille judiciaire intenté par Crytek à l'encontre de CIG.
Leonard French, cité plus haut par looping et avocat spécialisé en droit d'auteur de son état, a passé en revue la réponse publiée par CIG aux allégations de Crytek. La vidéo est très intéressante, et la défense semble très solide.

La première chose que l'on peut noter, c'est que Crytek à soigneusement "oublié" d'attacher en annexe de sa plainte le contrat de Licence négocié avec CIG en 2012. CIG ne s'est donc pas privé de l'envoyer à la cour, et nous pouvons donc constater par nous même que les allégations de Crytek sont totalement infondées (à moins que Crytek ne soit en mesure d'apporter des éléments prouvant la validité de ses demandes, mais pour le moment, rien ne le laisse présager).
Par ailleurs, hormis les allégations d'ordre purement technique et relatives au contrat en lui même, Crytek a accusé l'avocat et co-fondateur de CIG,  Ortwyn Freyermuth, de conflit d'intérêt. Ce dernier a en effet travaillé avec Crytek dans le passé pour signer des contrats de licences identiques, ceci lui permettant d'avoir une connaissance approfondie des techniques de négociations de Crytek, et donnant un avantage à CIG. C'est une accusation grave pour un avocat qui a l'obligation de vérifier systématiquement si les affaires dont il prend la charge sont susceptibles d'engendrer un conflit d'intérêt entre ses clients. Il se trouve que M. Freyermuth a obtenu l'accord écrit de Crytek pour mener lui même ces négociations avant la signature du contrat de licence. La plainte de Crytek en ce sens est donc infondée et étant donnée sa nature, il est possible qu'ils encourent des poursuites pour déclaration calomnieuse.

Pour le reste, rapidement et dans le désordre:

  • La licence achetée par CIG pour un montant de 1,8 millions d'euros comprends bien le développement de Star Citizen (appelé "Space Citizen" dans le contrat) ET Squadron 42. L'accord comprends donc EXPLICITEMENT les deux volets du jeu, à savoir la partie narrative solo, et la partie multijoueurs comme deux items séparés, et couverts par l'accord de licence.
  • Concernant "l'obligation" de CIG d'utiliser exclusivement le cryengine, il s'agit de la part de Crytek d'une contorsion des termes "exclusif" et "non exclusif" utilisés dans l'accord de licence afin d'en dénaturer le sens. En isolant certains passages et en voulant leur imprimer un sens différent, Crytek fait preuve d'une mauvaise foi assez déroutante. L'accord prévoit que Crytek accorde un droit exclusif à CIG pour développer son jeu sur Cryengine (autrement dit, personne d'autre que CIG ne peut développer le jeu couvert par cet accord), et non le contraire ! Ce droit exclusif ne veut en aucun cas dire que CIG n'a le droit d'utiliser QUE le cryengine.
  • Idem en ce qui concerne les développement du moteur et ses optimisations. Crytek consent de manière non exclusive à ce que des tiers modifient ou améliorent le moteur dans le cadre du développement de leur jeu. Cela ne veut pas dire pour autant que les tiers ont une obligation vis à vis de Crytek (en gros, Crytek ne peut réclamer des droits sur les technologies développée et ajoutées au moteur de jeu par les tiers pour le développement de leurs titres).

A priori, le contrat de licence semble extrêmement standard, et parfaitement en ligne avec ce qui se fait habituellement dans l'industrie. Par ailleurs, la jurisprudence en la matière semble très claire et largement en faveur de CIG.
A moins qu'ils n'apporte des éléments supplémentaires permettant d'étayer et justifier leur plainte, l'affaire semble donc difficilement défendable pour Crytek.

Crytek a 14 jours pour répondre, éventuellement modifier la plainte (comme elle a déjà été modifiée une fois, il est possible qu'il leur faille demander l'autorisation du tribunal), puis le juge décidera si l'affaire doit être jugée, ou si le cas est suffisamment clair pour que la plainte soit rejetée purement et simplement.

Suite au prochain épisode donc !

En lien, la vidéo de Leonard French. C'est long, en anglais, c'est parfois un peu technique, mais ça vaut le détour.
 

 

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De notre reporteur spécial @Le troll des bois merci beaucoup pour ce petit résumé, j'ai hâte d'être au prochain épisode pour voir ce que Crytek va répondre... et suivants leurs allégations on pourra peut-être mettre ce dossier sous la cabane au fond du jardin.... enterrée bien profond sous un tas de cailloux.... parce que moi les cailloux j'aime bien....

 

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J'avoue que cette histoire est quand même triste pour tous les acteurs.

CIG et Star Citizen n'ont clairement pas besoin d'un Nième "drama" sur le développement de ce jeu. J'entends "celui dont on ne doit pas prononcer le nom" jubiler et tapoter frénétiquement sur son clavier pour rédiger ses kilomètres de prévisions cataclysmiques concernant SC. D'ailleurs, il a encore sévi il y a peu de temps sur une chaine youtube dont l'honnêteté intellectuelle me semble contestable, juste avant la release de la 3.0. Il y balançait son bullshit habituel, toujours sans preuves ni arguments. Bref.

Mais si c'est triste pour SC, ça l'est tout autant pour Crytek. Etre obligé d'en arriver là, c'est quand même désolant pour une société qui est a activement participé à la révolution technique et commerciale des moteurs de jeux.

 

EDIT: je suis en train de passer en revue la GLA.
Pour moi, les seuls points pouvant être débattus par Crytek sont les suivants:

  • CIG doit prévenir Crytek lorsqu'un développeur tiers joute une fonctionnalité au moteur de jeu: Il se peut que CIG n'ai pas respecté cette clause, mais il reste à voir si cette clause ne s'applique qu'au code source fourni par Crytek, ou si elle s'applique également au code créé/ajouté par CIG.
  • CIG doit, chaque année, envoyer à Crytek tous les bugfix et optimisations apportées au code source et aux outils de développement: Il s'agit là d'un point évoqué dans la plainte initiale, CIG n'aurai pas tenu ses engagements contractuels à ce sujet. Là par contre, la section est très claire, et ne porte que sur les bugs et optimisations apportées au code source, tel qu'envoyé par Crytek. Le code et outlis créés par CIG (et ils représentent aujourd'hui une sacré portion !) n'est pas concerné par cette clause.

En bref, et ce n'est que mon avis, si le juge décide que l'affaire doit passer au tribunal, tout cela va devenir incroyablement technique et compliqué pour toutes les parties ! Les coûts de procédure et le temps passé à décortiquer/comparer les bouts de code, s'écharper pour savoir ce qui relève d'une fonction issue du code source et améliorée par CIG ou d'une fonction créée de toute pièce risquent d'être tellement longs et coûteux qu'un arrangement financier sera probablement trouvé.

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Autant CIG peut supporter ce poids financier, autant Crytek joue ses dernières cartes pour sa survie. Et connaissant CR, il n'est pas homme à gentiment tendre la main à quelqun qui a essayé de lui mettre la tête à l'envers. Si le juge déclare la plainte non fondée, Crytek a intérêt à se préparer à la contre-attaque de CIG qui s'approprierait bien quelques millions supplémentaires pour grossir le financement de SC ou à défaut devenir propriétaire légal d'un moteur de jeu.

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La rivalité Crytek et Star Citizen devient plus compliquée!

[Source ; POLYGON]

Crytek ne dit pas simplement que CIG et RSI ont violé les termes de l'accord. Ils sous-entendent aussi que les avocats qui ont aidé à négocier l'accord n'ont peut-être pas respecté les règles.

La plainte se lit comme une histoire.

CIG et RSI ont été cofondés par deux hommes, dit-il. Le premier était Chris Roberts, le créateur de la série Wing Commander et le concepteur en chef des projets Star Citizen. Le second était Ortwyn Freyermuth, qui, en plus de son travail sur Star Citizen, est un avocat du divertissement à succès.

Crytek souligne que, avant de co-fonder CIG et RSI, Freyermuth a aidé à négocier des accords de licence au nom de Crytek, y compris des accords pour utiliser le logiciel CryEngine.

Le [contrat de licence de jeu] a été longuement négocié, et les négociations au nom des défendeurs ont été menées par l'un des cofondateurs des défendeurs, Freyermuth. Au cours des années précédentes, Freyermuth a également représenté Crytek dans des négociations de contrats de licence similaires avec des tiers. Malgré le fait qu'il avait des informations confidentielles sur les pratiques de Crytek en matière d'octroi de licences qui seraient injustement avantageuses pour les défendeurs, Freyermuth ne s'est jamais retiré de ces négociations et n'a jamais résolu ce conflit d'intérêts avec Crytek. Les négociations au nom de Crytek ont été menées par Carl Jones, alors employé de Crytek. Jones à plus tard quitté Crytek et est devenu un employé des défendeurs.

Selon son profil LinkedIn, Jones a été le directeur du développement commercial mondial de CryEngine de 2008 à 2012, avant de devenir directeur général du développement commercial global pour l'ensemble de Crytek jusqu'en septembre 2014. Il a commencé à travailler pour Cloud Imperium en janvier 2015.

Un peu plus d'un an plus tard, l'équipe de Star Citizen a déclaré qu'elle passait de CryEngine à Amazon's Lumberyard. Crytek insiste sur le fait que le jeu fonctionne encore, au moins en partie, sur CryEngine. C'est une affirmation que CIG et RSI nient.

Comme tout autre, l'industrie du jeu peut sembler insulaire. Le fait est que travailler avec quelqu'un, même quand il est assis de l'autre côté de la table, est source de familiarité. La familiarité peut mettre en valeur l'expertise d'une personne, et avoir la bonne expertise mène à des opportunités d'emploi dans le futur.

Tout cela pour dire que Jones passant d'une entreprise à une autre est une chose parfaitement normale. Mais une partie du travail d'un avocat dans une affaire civile est de mettre en évidence les connexions et de souligner les incohérences. Crytek a demandé un procès devant jury dans cette affaire, et si cela devait arriver, il serait très intéressant de voir cette partie de l'histoire discutée devant un public en direct.

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Il y a 11 heures, UNC12 a dit :

La rivalité Crytek et Star Citizen devient plus compliquée!

[Source ; POLYGON]

Mais une partie du travail d'un avocat dans une affaire civile est de mettre en évidence les connexions et de souligner les incohérences. Crytek a demandé un procès devant jury dans cette affaire, et si cela devait arriver, il serait très intéressant de voir cette partie de l'histoire discutée devant un public en direct.

Polygon devrai revoir sa copie. Comme dit au dessus, l'avocat de CIG n'a jamais remis en cause le fait qu'il ai auparavant travaillé avec et pour Crytek. Il affirme en revanche que lors de ses démarches pour éviter tout conflit d'intérêt avec ses différents clients, il a obtenu une preuve écrite de Crytek l'autorisant explicitement à mener à bien les négociations commerciales au nom de CIG. C'est une preuve qu'il est facile de démontrer ou réfuter, et je ne doute pas que ce document fera partie des pièces fournies lors d'un éventuel procès.

Il est bon aussi de noter que RSI qui s'occupe de la partie marketing et vente, ne fait PAS partie de l'accord passé avec Crytek. Seul CIG peut être impliqué dans l'affaire, les attaques à l'encontre de l'entité "Roberts Space Industries" sont donc nulles et seront très probablement rayées de le plainte par le juge, quelle que soit la suite qu'il décide de donner à cette affaire.

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Dernier nouvelle concernant Cloud Imperium Games et Crytek
 
Le studio de Star Citizen appelle la plainte de CryEngine trompeuse et scandaleuse, disant qu'elle "sacrifie la suffisance légale pour la publicité bruyante"
 
[ Source; GamesIndustry.biz ]
 
"Cette action n'aurait jamais dû être classée", lit-on à la première ligne de la motion, avant de dire que le procès Crytek "sacrifie la suffisance légale pour une forte publicité".

Pour soutenir leur cause, CIG et RSI ont déposé une copie de l'accord de licence de jeu qu'ils ont signé avec Crytek, affirmant qu'il réfute un certain nombre de leurs points. Deux des plus grands points de discorde sont de savoir si l'accord couvre le développement de Star Citizen et la campagne solo Squadron 42, et si RSI et CIG étaient obligés d'utiliser CryEngine pour ces jeux, ou avaient la possibilité de changer.

La requête de rejet de CIG et RSI comprend une copie de l'accord de licence, qui stipule clairement qu'ils accordaient une licence à CryEngine pour "Space Citizen" [sic] et "son jeu de combat spatial, Squadron 42".

En ce qui concerne amener nécessaire d'utiliser CryEngine, l'accord stipule que Crytek accordé à CIG une licence mondiale "pour intégrer exclusivement CryEngine dans le jeu ..." RSI et CIG appellent l'interprétation de Crytek de cette ligne "torturé", en disant, "Crytek contorsionne le mot «exclusivement» pour faire valoir que le mot signifie que CIG est en quelque sorte nécessaire pour utiliser le moteur dans le jeu. Le langage clair de la GLA où l'octroi de droits à CIG apparaît, plus le concept bien établi d'une licence exclusive, à la place établir que le mot «exclusivement» signifie simplement que le droit de CIG d'utiliser le moteur dans le jeu est exclusif à CIG et que Crytek ne peut le donner à personne d'autre.

CIG et RSI ont également soulevé un problème concernant «des allégations immatérielles, impertinentes, scandaleuses (et fausses)» dans la plainte de Crytek. Le procès initial du développeur du moteur a noté que le cofondateur de Cloud Imperium Games, Ortwin Freyermuth, avait initialement négocié l'accord de licence avec Crytek. Freyermuth était auparavant un employé de Crytek qui avait représenté l'entreprise dans des affaires similaires, et le procès alléguait qu'il n'avait jamais résolu ce conflit d'intérêts.

Toutefois, comme l'ont souligné CIG et RSI, Crytek leur avait fourni une renonciation écrite pour la participation de Freyermuth avant la négociation de l'accord. Le procès Crytek a également noté que la personne qui a négocié l'affaire du côté de Crytek a depuis rejoint CIG, impliquant, mais n'alléguant pas réellement le mal faire. Crytek a amendé son procès quand on lui a présenté la renonciation, en omettant l'erreur factuelle au sujet du conflit d'intérêt, mais en laissant le reste de l'information sur Freyermuth et le négociateur de Crytek.

Enfin, la requête en irrecevabilité précisait que l'entente de licence avait été conclue entre CIG et Crytek, ajoutant que puisque RSI n'était pas partie à l'entente, elle ne devrait pas du tout être défenderesse en l'espèce.

Le coût total de la licence CryEngine pour le projet était de 1,85 million d'euros (2,21 millions de dollars), soit 2 millions d'euros (2,39 millions de dollars) s'ils décidaient de sortir des outils de mod pour le jeu.
 
<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<         A suivre         >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
 

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Salut à tous,

Dernières nouvelles sur le front de cette épopée judiciaire.
On se souvient que CIG a demandé au mois de janvier/février, un recours en annulation de la procédure lancée à son encontre au motif que les points soulevés par Crytek sont explicitement autorisés par le contrat de licence signé entre les parties.
Peu de temps après, Crytek ne voulant pas voir la procédure s'éterniser, a demandé à ce que la procédure de "découverte" du dossier soit lancée, autrement dit, Crytek a demandé à ce que CIG verse au dossier, avant même que ne soit rendu le jugement concernant l'annulation ou non de la plainte, un nombre important de documents que Crytek estime être essentiels dans l'affaire qui les occupe.

Selon Leonard French et Lior Leser, tous deux avocats américains, la masse de documents demandés par Crytek était totalement déraisonnable et déconnecté des besoins du dossiers. Crytek a demandé que soient publiés les comptes de société, des dossiers sur le personnel employé par CIG et ses filiales, la liste des associés et leurs niveau de participation dans la/les société(s), les accord commerciaux avec les développeurs tiers, le code complet du jeu et de ses divers composants, etc etc... En somme, une masse de documents souvent très confidentiels, difficiles à rassembler en un temps court et sans intérêt pour une plainte de type "rupture de contrat"... 
Il ne s'agit là que de spéculation, mais à mon humble avis, la position de Crytek était de pousser CIG à une résolution "amiable", sous peine de voir tout un tas de documents extrêmement confidentiels être rendus publique, avec tout le drama que cela aurai généré... Et on sait à quel point Star Citizen peut générer du drama au moindre prétexte !

CIG s'est bien évidemment opposé à collecter et transférer au tribunal ces documents avant même que ne soit étudiée la plainte en annulation et a demandé à bénéficier d'un régime de protection contre les demandes jugées abusives de Crytek.
La cour a rendu son avis et c'est une demi-victoire pour CIG. En effet, la cour a annoncé qu'ils ne souhaitent pas voir la procédure s'éterniser et les parties "jouer la montre", néanmoins, ils refusent de statuer sur la demande de Crytek, précisant qu'un calendrier détaillant les diverses étapes de la procédure serai publié au cas où la demande en annulation serai rejetée. Si la cour n'a pas explicitement rejeté la demande de Crytek, elle a néanmoins précisé qu'elle était nulle et que CIG n'a pas l'obligation de répondre a cette requête s'ils ne le souhaitent pas, sans pour autant leur accorder de protection particulière.

A moins d'un nouveau revirement de situation, la prochaine étape devrai donc être l'avis de la cour sur l'annulation de la plainte. On saura alors si la procédure s'arrête ici, ou si on s'engage pour un procès qui durera probablement encore deux ans !

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Qui est Crytek ?

[Source ; POLYGON]

[Fév. 28, 2018] Cevat Yerli, le fondateur de Crytek, quitte ses fonctions de directeur général et de président de la société. Selon un communiqué de presse publié sur le site Web de la société, les frères Avni et Faruk Yerli continueront à être Co-PDG.

Crytek a également lancé sa propre crypto-monnaie plus tôt cette année en Turquie, où elle va payer les joueurs de son jeu de tir en ligne ‘ free-to-play Warface ‘ pour répondre à certains jalons dans le jeu. Il poursuit également activement l'équipe derrière les projets Star Citizen devant la Cour fédérale des États-Unis pour violation des droits d'auteur, rupture de contrat et collusion présumée liée à leur utilisation du moteur de jeu CryEngine.

Crytek a eu des problèmes d'argent importants dans le passé. En 2014, il était incapable de payer ses employés. L'organisation était au bord de l'insolvabilité, a déclaré Yerli à l'époque, quand une injection d'argent l'a ramené du bord. Kotaku a rapporté que la société a reçu des millions d'Amazon en 2015, qui a basé son propre moteur de jeu Lumberyard sur la technologie CryEngine. Après une série de fermetures de studios en décembre 2016, Crytek a vendu son studio basé en Bulgarie à Sega. Ses studios restants comprennent une grande équipe à son siège à Francfort, en Allemagne ainsi que des équipes à Kiev, en Ukraine et Istanbul, en Turquie.

Polygon a présenté Cevat Yerli et ses frères en 2013 après une visite dans les studios de Crytek pour visionner le titre de lancement de Xbox One, Rise: Son of Rome. Vous pouvez lire sur la façon dont les frères Yerli se sont faufilés dans l'industrie des jeux.

Pour plus d’information, voici le lien ; https://www.polygon.com/features/2013/7/11/4503782/crytek-x-isle-redemption

 

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UPDATE Juilet 07 2018

 

Crytek, le fabricant du moteur de jeu CryEngine a poursuivi Cloud Imperium, les développeurs derrière Star Citizen, en décembre 2017 pour rupture de contrat.

La plainte désignait Cloud Imperium Games (CIG) et Roberts Space Industries (RSI) comme défendeurs. Les deux sociétés ont été fondées par Chris Roberts, le créateur de la franchise de commandant d'escadre.

Le projet Star Citizen est en fait un effort pour créer deux jeux uniques de qualité AAA : un jeu multijoueur en ligne connu sous le nom de Persistent Universe (PU) et un jeu à un seul joueur appelé Squadron 42. Crytek a déclaré dans son procès qu'en continuant à utiliser CryEngine 3 pour les deux produits, CIG et RSI étaient en rupture de contrat.

En décembre 2016, CIG et RSI ont déclaré qu'ils abandonnaient CryEngine 3 au profit du produit Lumberyard d'Amazon. Mais la plainte déposée par Crytek disait que tel n'avait pas été le cas. Un examen attentif du matériel de marketing de CIG et de RSI a montré des lignes de code sur l'écran qui semblaient indiquer que les jeux tournent, au moins partiellement, sur CryEngine 3.

Ce qui compliquait encore plus les choses, c'était le fait que la scierie d'Amazon était une fourchette du CryEngine lui-même, acheté par Amazon.

La poursuite se poursuit en disant que CIG et RSI avaient incorrectement enlevé le logo CryEngine lorsque le jeu a démarré et que les équipes n'ont pas divulgué correctement les modifications apportées à CryEngine 3 dans le cadre de leur contrat de licence.

Mais le procès ne s'est pas arrêté là. Comme indiqué précédemment, en 2016, CIG et RSI avaient commencé à vendre 2 jeux - Squadron 42 et Star Citizen Persistent Universe. Crytek a dit que puisque les deux jeux utilisaient le même code, cela constituait une double utilisation du moteur, ce qui entraînait une nouvelle rupture de contrat.

Crytek a demandé des dommages-intérêts directs, indirects et une injonction permanente pour empêcher CIG et RSI " de continuer à posséder ou à utiliser l'œuvre protégée par le droit d'auteur ".

CIG a répondu à la poursuite en janvier 2018. Dans un document à l'appui d'une requête en irrecevabilité de la poursuite, CIG a déclaré que la poursuite " n'aurait jamais dû être déposée " et qu'elle " sacrifie la suffisance juridique à la publicité bruyante ". La majorité des allégations de Crytek citait le Game License Agreement (GLA), mais il ne semblait pas que l'accord appuyait toutes les revendications - quelque chose que les avocats de CIG avaient rapidement compris.

CIG a produit le GLA et il n'avait pas l'air d'avoir tout à fait soutenu Crytek. Par exemple, Crytek a affirmé que CIG a utilisé CryEngine 3 dans 2 jeux, mais que le GLA traite l'escadron 42 comme une partie de Star Citizen dans la pièce 2 (page 24). Au premier coup d'œil, rien n'indiquait que CIG devait utiliser CryEngine. Il a donné au studio le droit de l'utiliser, mais ne les a pas empêchés de passer à un autre moteur.

Quant aux allégations selon lesquelles CIG n'avait pas suffisamment fait la promotion de Crytek ou de CryEngine dans le jeu, CIG a soutenu que - comme Crytek lui-même l'a fait remarquer dans le costume - le jeu n'utilisait même pas de logiciel ; il n'était donc pas nécessaire d'afficher les marques de commerce pour le jeu.

La poursuite a également noté que le cofondateur et avocat général de CIG, Ortwin Freyermuth représentait auparavant Crytek, ce qui aurait dû le faire se récuser lui-même au lieu de négocier la GLA au nom de CIG. Cependant, il ne semblait pas que Crytek lui ait demandé de se récuser et qu'il ait signé une renonciation lui permettant de négocier au nom de CIG.

Les détails de la réponse de Crytek n'ont pas encore été rendus publics.

 

Source; logo-ipr.png

Traduit avec www.DeepL.com/Translator

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Mise à jour de décembre 2018

Peut être l'un des derniers épisode dans le feuilleton judiciaire qui oppose CIG à Crytek, si ce n'est le dernier.

Après que la cour de justice en charge de l'affaire ai autorisé Crytek à  modifier sa plainte initiale à deux reprises, le juge a enfin statué sur le litige opposant cloud Imperium games et Crytek en déboutant purement et simplement ce dernier de la plupart de ses demandes.

_ Concernant l'allégation de rupture de contrat, plus spécifiquement le fait que CIG ai choisi d'utiliser le lumberyard d'amazon en lieu de place du cryengine, le juge a estimé à deux reprises désormais que l'accord de licence n'empêche nullement CIG de choisir un moteur de jeu concurrent.

_ Sur la même base, le juge repoussé la plainte de Crytek qui reprochait à CIG d'avoir annoncé le changement du Cryengine vers Lumberyard, donnant à ce dernier une visibiltié et une publicité qui aurai été contraire à l'accord de licence.

_ Le juge a également reconnu que le fait pour CIG d'avoir surnommé, à une seule occasion, sa version maison du cryengine le "star engine" ne relève pas des interdictions imposées par l'accord de licence et portant sur le développement, la commercialisation et la promotion d'un moteur de jeu concurrent et qui aurai été créé par CIG.

_ Crytek arguait également du fait que, CIG passant à Lumberyard, les retombées en terme de marketing seraient nulles pour le cryengine, ou du moins bien en deçà de ce qui était attendu compte tenu des ressources qu'aurait mobilisé Crytek pour aider CIG à monter son prototype et son jeux. Là aussi, le juge a débouté Crytek de sa demande de compensation en disant simplement que cet échange de bon procédé si on veut, ne figure nulle part au contrat et qu'en conséquence CIG ne peut être attaqué sur ce point.

Les points qui n'ont pas été abordés en revanche concerne les éventuelles fuites de code lors des émissions "bugsmasher", et les éventuelles améliorations logicielles apportées par CIG sur le code de base et dont aurai dû bénéficier crytek. J'ignore si ces points figurent encore dans la la plainte actuelle de Crytek.

Le juge a décidé de laisser une dernière chance à Crytek pour modifier sa plainte et apporter des éléments matériels convaincants pour l'étayer.
S'il est presque évident que Crytek se battra jusqu'au bout et tentera par tous les moyens d'obtenir une compensation financière, qu'elle soit légitimement dûe ou non, il y a peu de chances que cela aboutisse à un procès en bonne et dûe forme.

Nous devrions donc bientôt pouvoir mettre un point final à ce lamentable chapitre judiciaire.

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Vu le nombre de backers et les retombées judiciaires attendues si CIG n'arrive pas à sortir son jeu, on peut être sûr qu'aucun tribunal américain ne donnera raison à Crytek, peu importe la qualité de sa plainte ... Dans le cas contraire, on se retrouverait à vivre en live la plus importante class action de toute l'histoire des USA ... Ce que personne ne souhaite, pas même la justice, parce que personne ne pourra être dédommagé et qu'il faudrait mobiliser une quantité démesurée de ressources pour permettre l'administration des preuves.

Cette procédure était morte née.

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